par Franck Thomas

Physionomies langagières et émotives.

Gabriel

février 2007


Et ce matin, en ouvrant, il y en avait déjà, devant, qui atten­daient. Et il a fallu, les servir déjà, sans prendre un café. Il les a servis, ils ont payé, ils sont partis, il paraît, il a bu son café. Il dis­paraît, et puis des autres, il leur demande, ils ques­tionnent, et il a fallu, au revoir, merci.
Un café, encore, il revient, dis­cuter, oui d’accord oui, et ils dis­cutent. Un café ? Merci, il le boit, un café. Il attend, pas vraiment, il lui là, il.
 
Elles ont chaud, c’est que, et mal conçu ici, bah oui, il y en a. Il est parti, il attend.
 
Il est, onze heures, per­sonne, onze heure une. Per­sonne, il y a du monde, dans la rue, là der­rière. La radio, un café, le journal, et la blonde, qui déhanche, la vitrine. Un autre, mais non d’accord, merci, et au revoir.
Et, il y a, midi deux, du jazz, sa mère, à rap­peler, mais ce matin, déjà en ouvrant.
 
Ils reviennent, les autres, main­tenant c’est l’heure, et elle sont prêtes bien sûr, il les a pré­parés, merci au revoir. Ils suivent, il en arrive, tous en même temps, et il sert, ils payent, il paraît, il baille, oui, elles ont chaud, c’est que, mais non, merci à bientôt.
 
Et il déjeune, pas fermé, il ne sait jamais, ils marchent tou­jours, eux là, dans la rue. Les autres, il mâche, il y en a tou­jours, autre blonde, et il avale, per­sonne comme tou­jours. Ou bien, et non, merci au revoir.
 
Tout le monde digère, elles sont allongées, il attend, et ils marchent tou­jours, sous le soleil.
 
Et il ne somnole plus, ils sont là, ils veulent, elles partent, dehors per­sonne, des nuages, ils payent, il semble. Plu­sieurs, et il faut veiller, comme tou­jours, le vol, ils veulent, et il voit, il baille, il a fallu, au revoir merci, bonjour. Elles plaisent, cer­taines, et il vend. Du jazz, toujours.
 
Et il a fallu, les emballer, elles plaisent, il fait nuit. Et ils payent, tou­jours, prêtes.
 
Et sa mère, oubliée, à demain, en ouvrant.
Il s’apprête, il éteint, à fermer.
 
Et, il en prend une, pour ce soir, pour elle, pour le dîner. Il la notera, demain, il.

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