par Franck Thomas

Lui

septembre 2013

Il égare tous mes vieux vête­ments, pour m’obliger à porter les nou­veaux, ajustés et sans trous.
D’un œil dur, il juge mes enthou­siasmes de jeu­nesse, et dénigre mes rêves.
Et il m’évite les risques, car il sait mieux que tous ce qui est bon pour moi.
Cet homme, qui préfère ses écrans sans reliefs aux pleins visages du monde, qui se contente d’oublier peu à peu ce qu’il avait appris, et qui s’efforce même de prendre du bide pour ne plus me res­sembler…
…celui-​​là, est-​​il encore moi ?

Partager ce texte

Réagir, interroger, ouvrir

contact

2017 © frth