par Franck Thomas

Bulles

septembre 2013

Dans le métro presque vide, un bruit me fait lever la tête.
Tac, tac. Tac. Tac. Tac, tac.
Je me retourne, pensant à une avarie de l’appareil.
Mais non.
C’est une grande dame aux cheveux blancs, assise à l’extrémité de la voiture.
Elle a l’habit sévère et le dos droit. Le regard fixe à travers ses lunettes.
Elle perce une à une les bulles d’une enve­loppe rem­bourrée.
Autant d’envols tardifs vers une enfance perdue.

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