par Franck Thomas

Appétit

octobre 2013

Dans cette usine, le patron est à l’écoute des travailleurs.
Il sait qu’on tra­vaille moins bien le ventre vide. Il a décidé de réagir.
Il a organisé la pro­duction en fonction des horaires de la journée.
En début de matinée et d’après-midi, les pro­duits haut de gamme.
Vers onze heures et à la fin de la journée, quand l’appétit gronde, ceux de qualité moyenne.
C’est le capi­ta­lisme à visage humain.
La faim jus­tifie les moyens.

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